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Quatre profils de mouvement au bureau : vous reconnaîtrez-vous ?

Rédigé par ankré | Feb 5, 2026 9:05:45 AM

Sportif sédentaire, non sportif non sédentaire, sportif non sédentaire… Pour illustrer concrètement ces différents profils, observons quatre collègues d’une même entreprise. Même environnement, mêmes contraintes, mêmes deadlines - mais des rapports au mouvement très différents.

  • Marc relit le même paragraphe pour la troisième fois.
  • Julie, qui a couru huit kilomètres ce matin, sent une fatigue sourde s'installer.
  • Léa passe son quatrième appel en marchant.
  • Thomas revient de sa pause café par les escaliers, le regard vif.

Reconnaîtrez-vous certains de vos collègues ?

🪑 Marc, ou quand le travail absorbe tout

Marc est juriste. Son métier exige de la concentration, de la précision, et du temps. Beaucoup de temps assis devant des clauses à analyser.

Il arrive à huit heures, concentré. Deux heures passent sans qu'il s'en rende compte. À dix heures, il veut aller chercher un café mais préfère finir ce paragraphe. À midi quinze, il mange un sandwich à son bureau tout en annotant un contrat. L'après-midi ressemble à la matinée : relecture, validation, rédaction.

Vers quinze heures, Marc sent cette fatigue diffuse qui s'installe.

Ce que dit la science : Rester assis plus de huit heures par jour sans interruption augmente les risques cardiovasculaires, même en l'absence de surpoids.

Marc ne manque pas de discipline. Il manque de déclencheurs.

🏃‍♀️ Julie, ou quand le sport du matin ne suffit pas

Julie appartient à cette catégorie de personnes qui se lèvent avant le soleil. A 7h30, elle a déjà parcouru huit kilomètres avant que la plupart de ses collègues n'aient ouvert les yeux. Elle arrive au bureau avec cette satisfaction discrète que seuls les sportifs matinaux connaissent : la journée commence bien, le plus dur est fait.

Puis sa journée de travail commence réellement. Quatre réunions Zoom s'enchaînent jusqu'à midi trente, sans transition. Le déjeuner se prend devant l'écran, en modifiant une présentation. À quinze heures, elle reconnaît ce brouillard familier qui s'installe dans son cerveau. Pourtant, elle pensait que le sport du matin la porterait jusqu'au soir.

Ce que dit la science : Une étude de l'ANSES (2025) montre qu'une marche de cinq minutes toutes les trente minutes réduit la glycémie postprandiale de 38 % - un effet comparable à celui d'une séance de running matinale, mais réparti tout au long de la journée. Le sport ne compense pas sept heures consécutives en position assise.

Julie ne manque pas de motivation mais de ruptures.

🎯 Léa, ou l'art du mouvement constant

Léa est cheffe de projet IT. Elle ne fait pas de sport régulièrement. Pourtant, à quinze heures, elle déborde encore d’énergie.

Son secret : elle ne reste jamais assise plus de soixante minutes consécutives. Le daily stand-up se fait debout. Les appels individuels se prennent dans le couloir, écouteurs aux oreilles. La pause café passe par les escaliers. Le déjeuner inclut une marche de dix minutes.

L'après-midi, Léa travaille par cycles d’une heure maximum. À la fin de chaque cycle, elle se lève : quelques étirements, un tour de l'open space, un verre d'eau.

Ce que dit la science : Les interruptions fréquentes par une marche de trois à cinq minutes d'intensité faible à modérée réduisent la fatigue perçue et améliorent l'humeur (ANSES, 2025). Ces micro-mouvements contribuent au maintien de l’énergie cognitive.

Léa a développé une hygiène du mouvement qui la porte au quotidien.

🏃‍♂️ Thomas, ou les deux piliers de l'équilibre

Thomas travaille dans la même équipe IT que Léa. Ils animent ensemble les daily stand-ups et partagent les mêmes rituels de pauses. Comme Léa, Thomas ne reste jamais assis plus d’une heure d'affilée.

Mais Thomas a ajouté une routine supplémentaire. Trois ou quatre fois par semaine, il intègre une séance de sport à sa journée : course, natation, yoga, vélo, peu importe. Résultat : Thomas cumule les bénéfices du mouvement quotidien et de l'activité physique régulière.

À quinze heures, il partage avec Léa cette même énergie stable. Mais sur le long terme, son système cardiovasculaire, ses muscles, son endurance bénéficient aussi de ces sollicitations plus intenses.

Ce que dit la science : La combinaison d'une activité physique régulière et de ruptures fréquentes de sédentarité offre les bénéfices les plus complets : amélioration des paramètres cardiovasculaires, maintien de l'énergie cognitive et réduction de la fatigue perçue (ANSES, 2025). Les deux dimensions sont complémentaires.

Vous êtes probablement un peu des quatre

Ces profils ne sont pas des cases étanches. Vous êtes certainement un Marc en période de gros dossier, une Julie en janvier quand vous reprenez le sport, une Léa quand vous avez intégré les micro-pauses et un Thomas quand les deux dimensions s'alignent.

La vraie question est : qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui ?

Quelques ajustements concrets

Si vous êtes Marc ou Julie, les sédentaires

  1. Placez votre gourde loin de votre bureau
  2. Prenez les appels debout
  3. Créez des rappels et des alarmes pour penser à vous lever
  4. Proposez un réunion en marchant par semaine

Si vous êtes Léa, en manque d’activité physique

  1. Ajoutez un peu de sport dans votre semaine, en commençant petit à petit
  2. Continuez vos micro-pauses

Si vous êtes Thomas

Maintenez cet équilibre. Inspirez vos collègues.

Une question d'environnement

Le problème n'est pas individuel, il est systémique. Les open spaces, les visioconférences, les deadlines : tout pousse à rester assis.

Chez ankré, nous avons transformé cette problématique en mécanique de jeu. Un score personnalisé basé sur la science, des défis collectifs en binômes, des pauses de cinq minutes intégrées naturellement.